Réduction des dépenses de santé : le patient va payer la franchise sur les médicaments directement au pharmacien en 2026
- vince optic
- 17 juil.
- 2 min de lecture

Pour freiner les dépenses de santé de cinq milliards d'euros, à la demande de François Bayrou, des mesures concernant le remboursement des médicaments et le paiement en pharmacie devraient être mises en place l'année prochaine.
Ces changements visent à « responsabiliser les patients » dans une optique d'économies pour l'État, d'après les mots du gouvernement.
Le paiement « au comptoir »
Selon Le Parisien, la première mesure notable concerne le paiement, directement au comptoir, des médicaments.
Comme l'a expliqué la ministre de la Santé, Catherine Vautrin, dans un entretien accordé au Monde, la participation des patients à l'achat de leurs médicaments sera désormais collectée directement par le pharmacien.
Actuellement, cette part est déduite ultérieurement des remboursements de l’Assurance maladie, ce qui fait que les assurés ne perçoivent pas toujours cette franchise de 1 euro sur les boites de médicaments (une franchise similaire existe sur les consultations médicales, à hauteur de 2 euros). L'objectif est de rendre cette participation plus visible.
Doublement des plafonds des franchises
En plus du paiement au comptoir, les patients vont voir les plafonds des franchises médicales et des participations forfaitaires doubler.
Concrètement, les patients pourraient débourser un maximum de 100 euros par an de leur poche pour les franchises médicales sur les médicaments, ainsi que 100 euros pour les consultations. À l'heure actuelle, ce plafond est de 50 euros maximum par an.
Cette hausse des plafonds suscite des inquiétudes, notamment de la part de Philippe Besset, président de la Fédération des pharmaciens de France, cité par Le Parisien. Il qualifie cette mesure d'« injuste » car il estime qu'elle pénalisera en premier ceux qui consomment le plus de médicaments comme les malades chroniques et âgés.
Ces populations atteignent déjà majoritairement le plafond annuel de 50 euros et le doublement de ce montant pourrait donc représenter une charge financière accrue pour eux.
Ces propositions s'inscrivent dans un plan plus large de réduction des dépenses de santé, présenté mi-juillet. Jours fériés, arrêts de travail...
Le gouvernement a décidé de rogner un peu partout et notre secteur est aussi dans la ligne de mire avec plusieurs propositions comme l'interdiction de la publicité ou encore l'allongement du délai de renouvellement des équipements.



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