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Dans l’œil du Sénégal : les dessous d'une mission humanitaire en santé visuelle

Dans l’œil du Sénégal : les dessous d'une mission humanitaire en santé visuelle

« Tout s'est déroulé comme prévu ? Pas du tout », s'amuse Maxime Balouzat, opticien et co-réalisateur du documentaire "Dans l'oeil du Sénégal" avec son fidèle caméraman et monteur Valentin Versini.


Le film, disponible sur Youtube depuis la fin de l'été et en compétition au festival Carnet de Voyage (en novembre 2025), nous a interpellés. Nous avons échangé avec les 2 compères pour qu'ils nous racontent les dessous du tournage et l'impact émotionnel auquel ils ont été confrontés. 


En quelques mots


Sous un soleil écrasant de 45 degrés et dans une poussière omniprésente, l’équipe de l’agence Coïncidence a accompagné la mission humanitaire « Voir la Vie » dans la région de Matam, au nord du Sénégal. Organisé régulièrement par Thierry Calderon du groupe Krys, l'objectif de la mission est de redonner la vue à ceux qui en ont besoin, et de former des personnes sur place pour rendre cette action durable.


Dès l’arrivée, les imprévus s’enchaînent : valises perdues – dont celles contenant le matériel de tournage –, chaleur étouffante, conditions extrêmes. Mais très vite, l’essentiel reprend le dessus : l’accueil exceptionnel des habitants, les chants des enfants à l’école, les sourires, les échanges sincères. « C’est la plus grande mission que j’aie jamais vécue », confie Valentin, « et la première fois que je posais les pieds en Afrique. Je voulais y mettre toute mon âme ».


Pendant plusieurs jours, ils ont filmé le travail acharné des opticiens bénévoles, comme Thierry Calderon – élu Opticien de l’année 2024 – ou sa consoeur Emmanuela, enchaînant les examens de vue de 8h30 à 20h30 sans relâche. Car ici, l’accès aux soins visuels reste rare et précieux. Pour certains habitants, une simple paire de lunettes peut changer la vie.


A retenir


Au-delà de l’aspect médical, cette immersion a été une leçon d’humanité. « On revient en se disant qu’on n’est pas si malheureux. Là-bas, certains n’ont presque rien et ne se plaignent jamais. Nous avons beaucoup à apprendre d’eux », souligne Maxime.


De cette aventure est né « Dans l’œil du Sénégal », un documentaire qui raconte cette expérience humaine et solidaire. Plus qu’un film, c’est un appel à l’ouverture et à l’engagement, un rappel que voyager, c’est aussi rencontrer, partager et recentrer ses priorités.


Ce projet n’a rien d’un simple voyage : c’est une rencontre profonde avec l’autre, et surtout, avec soi-même. Une expérience qui transforme le regard – au propre comme au figuré.

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